Papotages (S. Hersoen – V. Dimicoli)

 

Affiche et distribution

Agnès

Alexia

Aubin

Bill

Chloé

Eli

Justine

M. Lazure

Léon

Lola

Paolo

Rizlane

Stanislas

Eva Martinez

Camille Masson

Victor Roussel

Arthur Mageau

Noémie Jouanny

Mattias De Gail

Audrey Noireaux

Adrien Rouyer

Tristan Petitjean

Elise Falgayrettes

Gregory Szwarc

Lauryane Latapie

Geoffrey Aldebert

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Accroche

Au cours d’une représentation de théâtre, un groupe armé prend les comédiens et les spectateurs en otage. Il y aurait de quoi rire ! mais est-ce une blague ? la violence dont ils regorgent est-elle fictive ? Y aura-t-il plus fort qu’eux ?

Papotages est une pièce se foutant des genres et des règles, bravant même la peur du ridicule, du too much. Ce grand n’importe quoi est pourtant très sérieux, il mêle comédie, tragédie, marie cynisme et romantisme, violence et humour.

 

Déroulement des répétitions

Nous avions envie de créer un spectacle original. Nos professeurs nous ont alors proposé d’écrire notre propre pièce. Pour cela, fallait-il quand même avoir des idées et des thèmes.

Ainsi, durant la première partie de l’année, les comédiens ont effectué un grand nombre d’improvisations. Ces « impros » servirent à nos professeurs afin de définir la base de la pièce : une prise d’otage dans un théâtre.

Au fur et à mesure de l’année, la pièce prenait forme et toutes les semaines, nos professeurs nous présentaient la nouvelle version et prenaient comptes des éventuelles remarques. Au final, nous l’avions notre pièce originale !

Trois ans plus tard, nous nous rendons compte que « Papotages » fut l’une des pièces qui nous a fait le plus progresser, nous obligeant à faire un important travail de soi. De nouveaux thèmes, tels que la violence, l’absurde ou encore le désespoir, habituellement non abordés, furent travailler cette année-là.

Au final, cette expérience fut l’une des plus enrichissante de l’Amicale du Grand Chauve.

 

Mot des metteurs en scène

Stephan Hersoen :

Papotages est né de l’envie d’envisager la création d’un spectacle de l’Amicale du Grand Chauve sous l’angle premier de l’écriture d’une pièce. Il fallait obtenir un texte original répondant à deux objectifs principaux : s’engager pour défendre des idées et s’émanciper des textes classiques.

En tant que metteur en scène de cette jeune troupe, j’ai encouragé cette démarche car j’ai senti une envie profonde de partir à la conquête de nouveaux espaces. C’était devenu un enjeu majeur pour ces jeunes adultes questionnants et questionnés.

L’improvisation est devenue le terrain privilégié de nos investigations. De l’absurde mis en scène par les comédiens, s’est imposée l’idée de départ : un papotage clownesque interrompu par l’arrivée de preneurs d’otages. Au long des séances de travail, tous les protagonistes ont trouvé leur place dans l’histoire en faisant émerger un sentiment de violence clairement assumé. Je ne dis pas que les comédiens étaient violents entre eux mais que la situation « d’être pris en otage » soulevait la question de la violence. Encore fallait-il en définir les modalités. Nous avons convenu, d’une façon naturelle, de traiter de sa « gratuité » et de son expression dans la société. A quels niveaux se situe-t-elle ? Comment s’exerce-t-elle ? Contre qui ? Par qui ? Et pourquoi ? Autant de questions auxquelles nous avons tenté de donner une explication en opposition à certains passages où l’amour fait une apparition…

Véronique Dimicoli :

A l’origine de cette pièce, il y a une rencontre. Quand Stephan Hersoen m’a proposé d’écrire avec lui pour ce projet, d’associer mon regard au sien pour la mise en scène, l’occasion était trop belle de partager un besoin de résistance face à la présence de plus en plus inquiétante et tyrannique de la violence gratuite. Cette collaboration, qui est un véritable îlot de bonheur en soi, est le fruit d’un échange harmonieux, respectueux, en quête du « juste », en quête de paix et de mots qui encouragent à grandir. Tout ce qui est porteur de création.

Derrière toutes les formes de « papotages » que nous pratiquons au quotidien, où le mot, bien souvent, finit par se vider de son sens et de sa puissance, derrière le sphinx de la violence qui nous mitraille de son énigme, il y a la promesse d’une parole agissante et dont on rêverait que la lueur apaisante se propage au monde entier.

Que ce soient de jeunes comédiens qui prêtent leurs voix et leurs corps aux personnages de cette pièce était d’autant plus important. Ils ont, dans leurs mains, un relais de vie à transmettre. On se prend, alors, à rêver que ce soit pour le meilleur. L’énergie, la présence et la force de vie qu’ils donnent à cette pièce nous disent, en tout cas, que c’est possible.

Enfin, et surtout, c’est de plaisir dont il est question ici. Plaisir de la rencontre, plaisir de l’échange, plaisir du jeu, plaisir du travail, plaisir de voir les images prendre forme dans un élan où fusionnent toutes ces belles énergies.


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